Thierry Roland : Le monde du sport et des médias lui rend hommage

Publié le 16 Juin 2012

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Sur RTL, de nombreuses personnalités du monde du football et des médias ont réagi à la mort de Thierry Roland qu'ils connaissaient tous. C'est avec beaucoup d'émotion, de tristesse et de souvenirs qu'ils se sont livrés par téléphone à la station.  


 

Écoutez leurs interventions sur le site d'RTL.FR

 


 

Eugène Saccomano : "J'ai été terriblement choqué et surpris parce que j'ai vu Thierry il y a une quinzaine de jours. Il était en parfaite santé. Il n'avait pas pu aller à l'Euro car il avait un petit problème à la vésicule biliaire. Ça n'était pas grave, tandis que là c'est apparemment une crise cardiaque. Je crois que Thierry supportait difficilement de fortes émotions. Là, avec la victoire de la France hier ..."

 

 

Il était terriblement impliqué dans les résultats de sports, et particulièrement de football. Je me souviens des mots qu'il a prononcés après la finale 98. Il avait dit 'maintenant on peut mourir, tout peut nous arriver'. Moi je suis très ému... (larmes). C'était un camarade formidable qui amenait beaucoup de joie dans le bataillon des journalistes de football. J'ai fait des quantités de reportage avec lui, à l'étranger notamment. Lors des déplacements, on part dans une ville, puis dans une autre, en voiture, en car. L'un des animateurs de la troupe du journalisme, c'était Thierry. Il participait d'ailleurs régulièrement aux Grosses Têtes de Philippe Bouvard parce qu'il avait beaucoup beaucoup d'humour, parce qu'il avait un rire particulier, qui faisait éclater de rire tout le monde. C'était un type formidable et un bon fond."

 

 

 

Jean-Pierre Foucault : "Ce matin, j'ai pleuré lorsque j'ai vu l'alerte RTL annonçant la mort de Thierry. Je pensais d'abord qu'il était immortel. Thierry on l'a toujours connu. Vous demandez autour de vous, tout le monde a un avis sur Thierry Roland. Tout le monde appréciait ses commentaires. Tout le monde faisait des commentaires sur ses commentaires lorsqu'il tournait de temps en temps à l'excès. Il était indispensable à notre vie footballistique. C'était vraisemblablement l'un des derniers grands de la télévision française. Il a commencé à la RTF avant qu'elle ne devienne ORTF. Thierry a su faire apprécier ce monde du football. Cet homme aimait prendre des risques, faire autre chose, faire du divertissement avec moi comme par exemple avec Intervilles. Un jour, j'étais pour 'Sacrée soirée' à Rio. Je voulais simplement qu'il vienne sur le rond central du stade mythique au Brésil. Je lui ai dit 'tu sais, ça n'est que pour une séquence de 3-4 minutes'. Il a pris l'avion, il a fait 12 heures de vol. Il a fait cette séquence et il a repris l'avion. C'était un homme fidèle en amitié et généreux. Je pense à Françoise Boulain, son épouse, qui est une grande réalisatrice de télévision. Je pense à son fils, il me disait souvent 'contrairement à moi, c'est un grand supporter de l'Olympique de Marseille'.

 



Vincent Perrot, animateur sur RTL : "C'était mon complice, mon copain pendant des années et des années. Il s'intéresserait à beaucoup d'autres choses que le football. Son grand cheval de bataille, c'était de m'intéresser au football. Il m'expliquait à quel point ça pouvait être vital dans la vie d'un homme. C'était un homme d'extrêmement cultivé. On ne pouvait pas rencontrer certaines histoires drôles jusqu'au bout avec son rire."

 



Pascal Praud, animateur sur RTL : "Le lien qui liait Jean-Michel à Thierry était très fort. Ils ont commenté ensemble depuis 1980 jusqu'à la fin des années 2000, quasiment tout le temps l'équipe de France. C'était le tandem. Personne ne les a égalés. Au point où M6 a voulu le reconstituer. C'est un tandem qui est dans la mémoire collective. La voix de Jean-Michel et de Thierry sur France-Allemagne en 82, la voix de Thierry et de Jean-Michel sur le penalty de Luis Fernandez en 86, la voix de Jean-Michel et de Thierry sur la finale de la Coupe du monde quand Thierry dit 'avec ça on peut mourir tranquille'. Ce lien que tisse avec des animateurs le grand public est à la hauteur de l'émotion ce matin lorsque l'on apprend le décès de Thierry Roland. Les gens l'aimaient naturellement. C'était un représentant d'une certaine manière du peuple. Il parlait comme le peuple. Il avait le bon sens bien souvent du peuple. Il avait parfois des colères, des dérapages des gens du peuple. Et ça, je ne pense pas que l'on triche bien longtemps."

 



Christophe Pacaud, journaliste sportif sur RTL : "A chaque fois, il attirait tout le monde. Tout le monde voulait faire sa photo avec lui. Je me souviens de jeunes joueurs à Rennes, à Brest, à Monaco, ou ailleurs, ils voulaient être avec lui. Thierry, c'est la légende du foot. Il pleut sur Paris. Je pense à lui. C'est un vrai Parisien. Il habitait tout près de la tour Eiffel. Je l'ai eu au téléphone il y a quelques heures, quelques jours. On avait fait une dernière émission, lors de la grande fête du foot français. Il n'avait pas l'air en grande forme mais il avait toujours son humour. Son rire restera toujours dans le studio avec moi. Je l'appelais régulièrement. On sentait qu'il avait envie de continuer. La nuit il se levait pour le basket en ce moment. Il mangeait le sport, écoutait le sport, vivait le sport. C'est un vrai passionné. 13 Coupes du monde ça n'est pas rien."

 



Pierre Cangioni, créateur de Téléfoot : "Par un concours de circonstances, j'ai revu Thierry Roland il y a 15 jours. La Ligue Nationale de Football fêtait ses 80 ans et ils ont voulu à ma grande surprise me remettre un trophée. Qui m'a remis le trophée sur scène ? Thierry Roland. Bizarrement d'ailleurs nous nous sommes donné l'accolade au début. Me remettant le trophée il m'a serré la main, je lui ai redonné une accolade. On a été surpris presque l'un et l'autre. je l'avais trouvé un peu amaigri, un peu diminué. Malgré ça, il a raconté une anecdote marrante. On a été souvent concurrents mais jamais ennemis ni adversaires. Il était la quintessence même de ce que représente le football, son côté festif, son côté populaire. C'est pour ça qu'aujourd'hui il est une icône du football."

 



Noël Le Graët, président de la FFF : "C'est un ami de la famille parce que la famille du football l'appréciait; Il aimait les joueurs, il aimait commenter. On savait que depuis quelques jours c'était compliqué. Surtout hier soir, je l'ai appris peut-être en cours de match. Il va manquer à tout le monde. Les petits, les grands, je crois qu'il avait réussi à séduire toute la famille. Je retiens surtout son amour pour les joueurs, pour le jeu. L'envie d'être présent à tous les événements, petits ou grands. Il a toujours été extrêmement sympa dans ses commentaires avec les joueurs. Il trouvait toujours du positif dans le jeu."

 


Michel Hidalgo, ancien international et sélectionneur des Bleus : "On était de la même génération et c'était un ami. Je l'ai eu encore il y a peu de temps. Il devait partir pour la Coupe du monde. On se connaît depuis 50 ans. On a vécu beaucoup de choses ensemble. Thierry, il y a le journaliste, mais il y a l'homme, chaleureux, intelligent, il va nous manquer. Il aimait surtout la vie, il aimait l'amitié. Thierry avait son franc-parler qui plaisait à tout le monde. C'était un grand journaliste, mais moi je dis que c'était un grand homme."

 



Jean-Claude Dassier, ancien président de l'OM et des Sports à TF1 : "J'avais un mauvais pressentiment. On avait échangé 2-3 SMS, on avait prévu de déjeuner ensemble après l'Euro. Quelque chose ne tournait pas rond. C'est une nouvelle qui va faire beaucoup de peine à tous les amoureux du football. C'était le football et les débuts de la télé. Chapatte, Couderc et lui, étaient les trois piliers des sports de l'époque. Il a apporté la spontanéité avec parfois quelques bêtises. Mais bon ça fait partie du personnage. Je me souviens qu'il m'avait annoncé la mort d'un footballeur je crois qui regardait la télé à ce moment-là. C'était Thierry. Il était spontané, naturel. J'ai rarement vu un gars en connaître autant que lui dans le football, dans tout le sport d'ailleurs. Il passait sa vie dessus. Il n'y avait pas de la place pour grand chose d'autre. C'était un type profondément sympa, nature. Il est parti heureux avec une victoire supplémentaire pour l'équipe de France. Le football français a repris sa place même s'il a perdu quelques échelons. Il n'y a rien qui pouvait lui faire plus plaisir qu'une victoire des Bleus. On ne s'ennuyait jamais avec lui. Je pense à Jean-Michel Larqué et à tous ses copains du football. Sa carrière représente quelque chose que l'on a du mal à faire aujourd'hui. C'est une immense star. Je l'embrasse très fort."

 

Source : RTL.FR


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