The Voice / Stéphan Rizon : "Il y avait une mise en avant de certains talents !"

Publié le 1 Février 2013

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"The Voice", c'est reparti pour un tour! La deuxième saison débarque ce samedi 2 février sur TF1, c'est avec grand plaisir que vous retrouverons les quatre coachs de l'émission : Jenifer, Garou, Florent Pagny et Louis Bertignac. Prés d'un an après la victoire du grand gagant du télé-crochet, Stéphan Rizon s'est confié à nos confrères de "Voici" et revient sur son aventure.

 

 

 

Voici : Près d’un an après ta victoire, quel souvenir tu gardes de The Voice?

Stéphan Rizon : C’était top! Il n’y avait aucune animosité ou concurrence malsaine entre les candidats ou les coaches... 



Pourtant, des rumeurs ont affirmé à l’époque qu’il y avait une différence de traitement entre les candidats...

Oui, c’est vrai. Il y avait une mise en avant de certains qui se traduisait par des tableaux plus élaborés. Moi, il y a des titres que j’aurais aimé défendre en partant un peu dans le délire, mais je n’ai pas pu...



Donc, tout n’était pas si «top»...

Disons que j’ai vite compris les limites de cette grosse machinerie. On est un peu cloisonnés, dans un carcan, c’est difficile de s’exprimer artistiquement. Par exemple, dans une logique commerciale, la prod de The Voice privilégie les reprises connues. Je n’ai jamais réussi à placer un de mes titres, même en finale, alors que je suis auteur-compositeur. Mais bon, ce n’était pas ça le plus dur…



Ah bon, c’était quoi alors?

Je n’avais pas songé à toutes les fringues qu’il fallait pour tous les prime ! (Il se marre) J’ai donc été drivé par le styliste de l’émission. Sauf que faisant quasiment 2 mètres et chaussant du 47, t’as pas un panel très large! Du coup, ça n’était pas fun, fun. Même les jeans c’était limite, d’où parfois ma démarche un peu spéciale... (Il éclate de rire).




Dur. Tu connaissais Louis Delors avant l’émission, je crois?

Je connais Louis depuis qu’il a 15 ans, depuis que j’ai rencontré Laurent, son père qui est le co-compositeur de la majorité des titres de mon album. Louis est sur 1789, les Amants de Bastille, je suis super content pour lui. Enfin, pour être honnête, je ne suis pas très fan des comédies musicales. (Rires) Mais je crois que celle-ci est très bien !



Tu es un bon pote, c’est bien! Tu as des nouvelles des autres?

Oui, j’adore Al.Hy, on s’appelle, elle m’a envoyé des maquettes à écouter. Je suis en contact avec Amalia aussi.



Pourquoi ton album ne comporte presque que des titres en anglais?

J’avais quarante titres en anglais et seulement quatre en français! Non, sans rire, mes influences sont en anglais et il y a des choses que tu ne peux pas retranscrire en français. Un titre comme Chain of Fools d’Aretha Franklin (Il se met à chanter de sa voix chaude et puissante, on est scotchés !)... pas possible en français !



Allez, avoue: en français, tu avais peur de la concurrence de Ben l’Oncle Soul !

Je crois que le seul point commun entre lui et moi... c’est la pigmentation de ma peau. Le reste n’a rien à voir, je suis plus blues et pop, et lui plus... soul.



C’est vrai qu’avant The Voice, Cabrel t’avais déjà repéré?

On a eu un long parcours avec Francis. Il m’a découvert à Agen en 2007 dans un concours de chant, m’a invité à enregistrer deux titres chez lui, m’a fait postuler pour Les Voix du Sud et nous sommes restés en contact. Il m’a même écrit un petit mot pour la finale de The Voice, il m’a dit : «T’as tout pété !» C’était génial.



Bon, la musique c’est bien beau mais parlons un peu des filles ! Tu en es où ? Célibataire ? En couple ?

Euh... J’avais rompu avant l’émission. Attention, pas exprès pour être ouvert après hein... le truc horrible!


 

Et après The Voice, tu as senti un effet sur les filles ?

(Il se marre) Oui, ça change un peu les choses, on ne va pas se mentir !


Et Louis ?

Louis, c’est énorme ! Incroyable! Je lui ai dit qu’il avait une puissance déflagratoire orgasmique hallucinante. Les gamines rentraient en transe quand il montait sur scène, c’était fou.



Tu as été surpris de ta victoire?

Carrément. Je devais chanter Toulouse ou Armstrong de Nougaro, mais c’est vrai qu’aux répétitions, ça ne marchait pas bien. Florent m’avait tanné pour que je chante Caruso mais je lui avais répondu : «Ecoute, je suis pas un chanteur lyrique, lâche-moi ! » (Rires) Mais il est redoutable, il avait envie de gagner pour deux ! Donc finalement, j’accepte... et voilà !


 

Sacré coup de poker, parce que tu n’étais pas donné favori !

C’est vrai, mais les médias ont tendance à prendre uniquement le facteur Internet, Facebook, Twitter. Moi à l’époque, j’observais ça en me marrant car il y a une vie en dehors, des gens qui votent sans passer par le Web. Donc, le seul conseil que je donnerai aux candidats cette année : attendez les votes !


 

Tu as un sacré accent, dis-moi, on ne pl’entendait as dans l’émission !

Normal, je ne parlais pas des masses ! Il vient du Sud-Ouest. Mais heureusement pour moi que je ne l’ai pas quand je chante en anglais, ça serait étrange, tu ne crois pas ?