PPDA condamné à verser 33.000 euros à son ex compagne ! Il fait appel

Publié le 7 Septembre 2011

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L'ex star de TF1, Patrick Poivre d'Arvor a été condamnée cette après-midi par le tribunal de Grande Instance de Paris à verser 33.000 euros à son ex-compagne. 

 

En 2009, il avait publié un ouvrage intitulé "Fragments d'une femme perdue". Cette femme avec qui il a eu une histoire d'amour entre 2006 et 2008 l'a conduit en justice suite au aux multiples détails très intime qu'il a raconté dans le bouquin. Celle ci estime qu'il a porté atteinte à sa vie privée et à ses droits d'auteur.

 

Mais PPDA ne compte pas se laisser faire. Voici le message qu'il vient de publier sur son site internet :

 

" Je n’ai jamais parlé de ma vie privée et ce n’est pas aujourd’hui, pas sur mon site, que je vais commencer. La vie sentimentale des uns et des autres est suffisamment complexe à résumer et, parler de ses amours, c’est aussi s’exposer à parler de ses désamours.

 

Hélas, d’autres l’ont fait pour moi, avec une régularité de métronome, le plus souvent dans la presse à scandales. Femmes quittées, maris jaloux, on s’expose au pire quand on est sous la lumière des projecteurs. Ainsi va l’époque et ses dérives voyeuristes. Aujourd’hui c’est devant les tribunaux qu’on m’a cherché querelle, oubliant que la littérature est au dessus de tout, bien heureusement, et qu’il ne faut pas perdre son temps à chercher dans les livres des clés qui n’en sont pas. Toute œuvre de fiction remue des tranches de vie, des observations d’entomologiste et, au-delà de ça, un fort concentré d’imagination, et parfois de fantasmagorie.

 

Ce fut le cas pour mon dernier roman, « Fragments d’une femme perdue », publié il y a plus de deux ans. Avec beaucoup de retard, et un opportunisme de circonstance, une femme qui l’avait lu bien avant sa publication et avait dit beaucoup l’aimer, s’est réveillée pour dire qu’elle croyait se retrouver en l’héroïne. J’eus l’impression de marcher sur les traces de Joseph Kessel et de sa troublante Belle de jour. « Des centaines de femmes m’avaient dit lors de sa sortie : Mais comment m’avez-vous aussi bien dépeinte ?"  Il riait en racontant cette anecdote…

 

Autres temps, autres mœurs. Aujourd’hui on ne rit plus du tout de ces choses là. Et on n’hésite pas à tordre le cou à la vérité. Or la vérité, c’est que ce roman est choral : il y a plusieurs narrateurs dans ce livre gigogne. Chacun croit raconter sa vérité, l’héroïne comme les autres. Il se trouve que le héros se suicide à la fin et que si je devais être ce héros là, je serais bien en peine de signer ces lignes !

 

On a bien compris que l’intérêt de la plaignante était d’abord et avant tout financier et que, de ce point de vue, le tribunal ne lui a accordé que le sixième de ce qu’elle réclamait. Ce qui ne m’empêchera pas de demander à mon avocat, Francis Teitgen, d’interjeter appel. Parce qu’au-delà de ces considérations mercantiles déplaisantes, il y a aussi des questions de principe : la littérature ne peut-elle être faite que de bons sentiments ? Quelle place accorder au romanesque, au fantasme et à la fantaisie, sans bien sûr diffamer ?

 

Il est piquant d’observer qu’une femme qui disait ne pas vouloir être reconnue se mette à crier sur tous les toits : « C’est moi ! », avec l’espoir d’entrer ainsi en littérature dans la peau d’une héroïne. Mais n’est pas héroïne qui veut, surtout pas avec des SMS ou des brouillons de lettres d’amour.

 

Patrick Poivre d’Arvor

07/09/2011


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