Oscar Pistorius raconte le meurtre de sa petite-amie : "Je me suis senti très vulnérable, j'ai tiré"

Publié le 19 Février 2013

 

 

 

Le 14 février dernier Oscar Pistorius tuait sa compagne Reeva Steenkamp en tirant plusieurs balles dont une dans la tête avec son pistolet 9mm. Alors que se déroulait en parallèle les obsèques du mannequin ce mardi 19 février, l'athlète sud-africain inculpé de meurtre avec prémiditation comparaissait devant le tribunal d'instance de Pretoria afin d'entendre les derniers détails de l'enquête concernant la mort de sa défunte petite-amie !

 

 

 

Par le biais d'une déclaration écrite sous serment et lu par son avocat Barry Roux, Oscar Pistorius a donné sa version des faits sur la terrible nuit du 13 au 14 février où sa vie à basculé. En pleurs durant la lecture, le champion handisport a écouté le récit sanglant du drame : "Je demande ma libération sous caution... Je ne comprends comment je pourrais être poursuivi pour meurtre et encore moins avec préméditation. Je n'avais pas l'intention de tuer ma petite amie. Nous avions décidé de passer la soirée à la maison. Vers 22 heures, nous étions dans ma chambre : elle faisait son yoga, je regardais la télévision. Je ne portais pas mes prothèses. Puis nous nous sommes mis au lit. Reeva m'avait acheté un cadeau pour la Saint-Valentin. Nous nous aimions profondément".

 

 

 

Anéanti, le sportif de 26 ans n'a pu contenir ses larmes et le juge lui a même demandé de se ressaisir juste avant que la lecture du récit se poursuive : "Je sais parfaitement comment se déroulent ces cambriolages avec agression. J'ai déjà reçu des menaces de mort. Alors que Reeva était endormie, je suis allé au balcon pour en refermer la porte. Il faisait nuit noire. J'ai ressenti une peur terrible croyant que quelqu'un était dans les toilettes. Comme je n'avais pas mes prothèses, je me suis senti très vulnérable (...) J'ai tiré sur la porte des toilettes et crié. J'ai demandé à Reeva d'appeler la police. Reeva n'était pas dans le lit, j'ai compris qu'elle pouvait être dans la salle de bain. J'ai essayé de la ranimer mais elle est morte dans mes bras".

 

 

 

Enfin, toujours selon ses dires, la batte de cricket ensanglantée qui a été retrouvée sur le lieu du crime n'a été utilisée que pour enfoncer la portes des toilettes verrouillée et ainsi pouvoir secourir la victime. Il a également précisé avoir appeler les secours et ne pas avoir pris la fuite lorsque la police est arrivée à son domicile. L'audience reprendra le mercredi 20 février...