Koh-Lanta 2012 / Anthony : "Mon père me voyait plutôt faire Secret Story !"

Publié le 16 Décembre 2012

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Sixième aventurier à quitter "Koh-Lanta - Malaisie" après l'échec des négociations face à Javier, autre ambassadeur de la réunification, Anthony s'est confié à nos confrères de "Télé-Loisirs" et est revenu longuement sur son aventure marquée dans sa vie à tout jamais. Le jeune Marseillais s'est également confié sur le lien fort qui l'unissait à ses deux compères, Marylou et Namadia.

 

 

 

Télé-Loisirs: Vous avez fait preuve d’un grand courage en renonçant à éliminer l’un des vôtres face à Javier. Avez-vous douté à un moment ?

Anthony: Bien sûr, il a essayé de m’inventer des choses en me disant que si j’éliminais Bernard, l’ancien banni, il me protégerait. J’aurais pu l’éjecter pour sauver ma tête mais dans la vraie vie je ne suis pas comme ça. Bernard m’a beaucoup aidé sur le camp. Je ne me voyais pas rentrer et le pointer du doigt en disant : "Merci, au revoir, tu sors du jeu". Mon père m’a dit de rester moi-même. Ce n’est pas parce que je passais à la télé que je devais changer.

 


Dans votre portrait, on voit que vous êtes un homme très coquet. Pourquoi avoir participé à Koh-Lanta ?

Koh-Lanta c’était vraiment l’aventure de mes rêves. Depuis l’âge de trois ans, je suis sportif. J’ai toujours suivi l’émission et c’est la seule aventure qui pouvait me forcer à me dépasser physiquement et mentalement. Mon père a toujours voulu participer à l’émission. Il a eu une petite maladie il y a très longtemps et un jour je lui ai dit: « Papa, ne t’inquiète pas, je le ferai pour toi ». Il ne me croyait pas au début. Il me voyait plutôt faire Secret Story.

 


Comment vos proches ont-ils réagi en vous découvrant sur l’île ?

Tous les vendredis soir, on regarde l’émission en famille et mon père est vraiment à fond dans l’aventure. Il est très fier de moi et il a les yeux qui brillent quand il me dit : « C’est trop beau ce que tu as fait ». Mon père ne pensait jamais que j’arriverais à un tel stade. Quand je lui ai fait la surprise, il pensait que je n’allais tenir que 3 ou 4 jours. Il se demandait comment j’allais tenir sans mon confort, mes parents, mes amis, mes cheveux, mes vêtements…

 


A plusieurs reprises, vous avez pensé abandonner. Qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis ?

C’est vrai qu’une ou deux fois, j’ai fait une petite crise. Si j’étais parti, je m’en serais mordu les doigts. Pour moi, le manque de nourriture et l’enchainement des défaites étaient très durs. Mon équipe m’a vraiment aidé à tenir. Tout le monde me soutenait mentalement en me disant: « On a besoin de toi, tu es trop utile dans les épreuves. Fais pas le lâche, reste avec nous ! ».  Je me suis rendu compte que j’avais un minimum d’importance pour mon groupe. J’ai aussi tenu en pensant à mes proches, à mes parents qui étaient fiers de moi. Mon père n’aurait jamais abandonné. A chaque fois pendant les épreuves, je l'imaginais en train de m'encourager.

 


Très vite, vous avez noué une relation avec Namadia et Marylou…

C’est une grande histoire. Quand je suis arrivé sur l’île, je me suis dit que je n’étais pas venu pour me faire des amis. Ici on se tire tous dans les pattes, il y a beaucoup d’hypocrites. Je pensais les manipuler avec mon sourire et ma bonne humeur, en apaisant les tensions, mais en fin de compte, un lien d’amitié s’est vraiment créé avec Namadia et Marylou. Je leur racontais tout et eux aussi. C’était vraiment une relation forte.

 


Physiquement, vous êtes arrivé au top. Dans quel état étiez-vous à votre sortie du jeu ?

La première fois que je me suis regardé dans la glace, je ne me suis pas du tout reconnu. J’ai été bouleversé de me voir aussi sale et amaigri. J’ai perdu presque 11 kilos et beaucoup de muscles. En l’espace de quelque jours, un travail que j’ai mis trois ans à préparer s’est envolé !

 


Quel bilan tirez-vous de l’aventure ?

C’est une aventure magnifique que je conseille à tout le monde. Ça m’a permis de mûrir et d’avoir un autre état d’esprit. Auparavant, je faisais beaucoup attention à moi et aujourd’hui c'est moins le cas. En fin de compte, je n’estime pas avoir perdu, au contraire. Mon flambeau est toujours allumé, il m’attend en Malaisie. Je n’ai pas connu la phrase mythique de Denis Brogniart.

 


Les Marseillais ont la cote en ce moment. Auriez-vous aimé participer aux Marseillais à Miami ?

Je ne critique pas les autres émissions, chacun peut participer à l’émission dont il rêve mais ça ne m’intéressait pas. Pour moi, une aventure a d’abord un but. Elle doit aboutir à quelque chose. Ce n’est pas le cas dans Les Marseillais à Miami. Ils sont là, ils font la fête, ils s’amusent mais je ne me serais pas vu dedans. Ça n’aurait pas changé de la vie que j’avais avant...

 

 

 

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