Frigide Barjot accuse la police de manipuler les chiffres des manifestations (vidéo)

Publié le 22 Avril 2013

 

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Dimanche, la ville de Paris était divisée en deux camps avec d'un côté les manifestants contre le projet de loi autorisant le mariage pour tous et de l'autre, des français qui étaient venus dénoncer les actes homophobes que connaît le pays depuis plusieurs semaines. 

 

 

 

Selon la police, les manifestants étaient 45.000. Les organisateurs de la Manif pour Tous contestent ce chiffre. Ils étaient environ 270.000 personnes selon eux. Le député UMP Henri Guaino est persuadé que la préfecture de police a sorti un chiffre mensonger et il a accusé le gouvernement de ridiculiser les forces de l'ordre : "Si on continue à mépriser ainsi les manifestants, ça va très mal se terminer", a averti l'ancien conseiller spécial à l'Elysée de Nicolas Sarkozy sur BFM-TV/Le Point. 45.000 manifestants, "c'est un chiffre ridicule, c'est un chiffre mensonger". Selon lui, la rue ne lâchera plus le président de la République et le gouvernement et il a de nouveau demandé un référendum. Manuel Valls a réagi ce matin dans la matinale d'Europe 1 : "Dans une démocratie, quand on commence à contester la légitimité du président de la République, du Parlement ou des juges, comme le fait l'ancienne plume de Nicolas Sarkozy Monsieur Henri Guaino, on se comporte comme un factieux", a-t-il déclaré poursuivant : "La légitimité de ceux qui ont été choisis par les Français, [...] la légitimité des urnes n'est pas possible, c'est insupportable. Quand on est soit même un parlementaire et un élu du peuple, c'est une faute lourde".

 

 

 

 

Frigide Barjot a elle aussi accusé la police de manipuler les chiffres au micro de notre confrère Guillaume Barki du site Thedailyfrench.fr : "On se fout de nous, on veut monter la colère pour attendre le débordement." Dimanche matin sur RTL, la porte-parole de la Manif pour Tous avait affirmé que les photographies de la manifestation du 24 mars avaient été "trafiquées". Elle a de nouveau affirmé que ces photos étaient mensongères : "Monsieur le Ministre de l'Intérieur, ça ne marche plus, avec des photos truquées, on demandera une enquête devant les tribunaux". Après ces accusations, la Préfecture de police de Paris avait démenti et rappelé que "les organisateurs ont  toujours la possibilité de visionner dans ses services le film vidéo" en question". Exclusifpeople.com vous propose de voir en vidéo l'interview qu'elle a donné à notre confrère.