Carla Bruni : Le livre qui fait scandale

Publié le 14 Septembre 2010

France's first lady Carla Bruni-Sarkozy and US actor Owen Wilson on location during the shooting of US director Woody Allen's latest film 'Midnight in Paris', on rue Mouffetard in Paris, France on July 27, 2010. The cast includes Oscar-winner French actress Marion Cotillard, Charlie Sheen, Adrien Brody, Elsa Pataky, Kathy Bates. Photo by ABACAPRESS.COM Photo via Newscom

Source : lematin.ch

«Carla est séductrice comme une chatte, maligne comme un singe et froide comme un serpent», cette description de la première dame de France est peut-être la plus explicite des passages d’une bibliographie «non autorisée» qui va sortir demain: «Carla, une vie secrète». La citation est de Jean-Jacques Picart, ancien associé de Christian Lacroix, un homme qui s’est retrouvé, comme tant d’autres, «prisonnier du charme de Carla Bruni», raconte l’auteur du livre, Basma Lahouri.

L’enquête de cette journaliste met en évidence les contradictions du personnage, d’après les extraits publiés par la presse française. «Depuis deux ans, elle a tellement réécrit son histoire, changé son image et renié ses engagements «épidermiquement de gauche», écrit Besma Lahouri, que même Carla ne doit plus savoir qui elle est vraiment. En tout cas, elle ne doit plus être de gauche, explique la journaliste. Si elle l’était encore, supporterait-elle les agissements de son mari?

Ses convictions politiques ne sont probablement plus qu’une «coquille vide», comme l’est sa fondation pour le bien-être social. Une œuvre de charité qu’elle n’aurait inventée que pour ravir la vedette à Cécilia, qui voulait aussi en créer une, pour le droit des femmes.

Le livre relate aussi comment Nicolas Sarkozy a humilié Fabrice Boé, alors PDG du groupe Prisma Presse, qui édite Gala, Voici et VSD. Le but était que ces magazines cessent de comparer à l’infini l’ancienne épouse présidentielle, Cécilia, avec la nouvelle, Carla. Cette dernière était d’ailleurs présente lors de l’entretien, comme Pierre Charon, conseiller en communication de l’Elysée, qui a raconté fièrement la scène.

De Nombreux amants

L’auteure parle aussi des amants de cette artiste. Elle les recense, pour mieux retenir ceux qui ont vraiment compté, ou même comptent encore en qualité d’«amis». On ignorait à quel point certains ont pu souffrir. Parmi eux, l’avocat Arno Klarsfeld, fils des célèbres chasseurs de nazis. «Quand il y avait dispute, les assiettes volaient dans l’appartement!» rapporte la biographie basée sur de nombreux témoignages, mais pas ceux de Carla elle-même, qui semble peu apprécier ce déballage de sa vie privée.

C’est que cette dame, issue d’une bonne famille, n’aime pas qu’on montre qu’elle n’est pas celle qu’elle a choisi d’être, c’est-à-dire «La discrète», comme l’a indiqué la une du Figaro Madame du 28 mars 2008. «Ce titre, nous l’avons trouvé ensemble avec la rédaction», explique Pierre Charon. Une manière de dire que c’est l’Elysée qui l’a imposé afin que Carla puisse «donner une nouvelle image d’elle auprès des Français. Celle d’une jeune femme timide…» et non celle d’«une vraie tigresse», comme l’a dépeinte Arno Klarsfeld. Et encore moins de celle qui est restée Italienne dans l’âme, avec peut-être même un soupçon d’arrogance vis-à-vis de ses actuels sujets français.

Cette tigresse savait cependant rentrer ses griffes. A une fête à l’Institut italien à Paris le 27 septembre 2008, on pouvait voir Nicolas Sarkozy au bras de son épouse, entourés de Jean-Paul Enthoven, un ex de la belle largué au profit de son propre fils Raphaël Enthoven, qui déambulaient sous le regard de Bernard-Henri Lévy, le père de Justine, que Raphaël avait quittée pour tomber dans les bras de Carla. «Il faut lui reconnaître ce don de fédérer autour d’elle des hommes qu’elle a pourtant quittés», précise Mme Lahouri. La chanteuse n’a d’ailleurs pas seulement envoûté ses amants. Un journaliste n’oubliera jamais comment la première dame de France «est gracieusement montée sur une échelle pour récupérer un livre dans sa bibliothèque… laissant apercevoir un début de sous-vêtement.»

 

Un couple trop bling-bling pour plaire aux Obama

 

Carla Bruni n’a cependant pas plu à tout le monde. Le président des Etats-Unis, Barack Obama, et son épouse, Michelle, le lui ont bien fait comprendre. En juin 2009, les Obama étaient en France pour le 65e anniversaire du débarquement allié. Mais «les Obama ont refusé une invitation à l’Elysée». C’est que «le bling-bling de Nicolas et l’ex-vie tumultueuse de Carla ne font pas des Sarkozy un couple très fréquentable aux yeux du couple présidentiel américain. Toutefois, en mars 2010, soit quatorze mois après son élection à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama se décide enfin à inviter le couple Sarkozy à Washington. (…) Mais Michelle Obama n’a prévu aucune visite en journée en compagnie de Carla Bruni, pas même un thé à la Maison-Blanche, ce qu’elle a pourtant l’habitude de faire avec les épouses des chefs d’Etat.

Peut-être Michelle reste-t-elle abasourdie par les confidences de Carla: la première dame de France et le président de la République auraient fait attendre la reine Elizabeth lors d’un rendez-vous parce qu’ils faisaient… l’amour», écrit Besma Lahouri.